Mois : septembre 2017

Intérêt de la stimulation du nerf vague dans les dépressions

Introduction :

La dépression ou troubles dépressifs est un des plus grand fléau de notre époque. D’après l’OMS (organisation mondiale de la santé ) C’est une des maladies qui a le plus d’impact sur la vie de la personne touchée. Elle provoque une spirale infernale, la dépression cause une dégradation de son mode de vie et cette dégradation  accroît le sentiment de dépression. Sans traitement ou aide extérieure, cela peut avoir de graves conséquences qui peuvent aller jusqu’à entraîner la mort chez les patients souffrant de dépression d’intensité sévère .  Cette maladie peut se manifester par épisode provoqué par un événement important, elle peut aussi être continue. Pour le moment cette maladie se soigne à grand renfort de médicaments et de psychologues. Cependant des essais cliniques sont en cours pour déterminer les éventuelles bienfaits de l’électro stimulation du nerf vague pour le traitement de cette maladie.

Qu’est-ce que le nerf vague ? 

Le nerf vague est également  connu sous le nom de nerf vagal ou nerfs pneumogastrique. C’est un nerf qui est très long  et qui couvre  une grande partie du corps humain. Il s’étend du cerveau jusqu’à l’abdomen. Le nerf vagal est relié à différents organes et muscles faisant parti  pour la plupart  du système respiratoire, cardiaque et digestif. Il assure le rôle de nerf moteur,  c’est-à-dire qu’il permet aux muscles de se contracter et de se relâcher .Il endosse également celui de nerf sensoriel qui permet de ressentir des sensations. Le nerf vague régule l’influx nerveux qui gère l’activité de beaucoup d’organes. Une sollicitation trop importante de ce nerf peut provoquer des malaises vagale ou bénin. L’ électrostimulation du nerf vagal est déjà utilisée pour lutter contre l’épilepsie, l´obésité, les acouphènes, l’hypertension, les troubles digestifs, l’intestin et le colon irritable, l’hypersensibilité, les douleurs pelviennes,…
Ça stimulation à aussi  pour effet de ralentir le rythme cardiaque, de calmer la respiration, de dilater les artères et de faire baisser la tension artérielle. Cette pratique à de nombreux bienfaits ,  on commence à se rendre compte  grâce aux nombreux essais cliniques qu’il pourrait également permettre de soigner la dépression  .

Comment la stimulation du nerf vague peut-elle influer sur la dépression ? 

Depuis une quinzaine d’années  les spécialistes s’intéresse au développement d’une nouvelle méthode qui pourrait remplacer le lourd traitement médicamenteux des personnes touchés par la dépression. Il existe différentes techniques qui ont été mises au point tel que la stimulation magnétique trans crânienne, la stimulation cérébrale profonde ou une stimulation locale ciblée.Toutes ces techniques sont très différentes du traitement par électrochoc qui a été mis en place dans les cliniques à la fin des années 1930. Elles sont indolore, sans effet secondaire et présente des résultats très encourageants sur les patients.Cependant pour beaucoup de spécialistes elles sont perçus  de manière négative car elle rappelle les techniques utilisées sur les personnes souffrant de troubles psychiatriques.

Le recours à l’électro stimulation du nerf vague est recommandé dans des cas précis tels que des idées suicidaires importante, une dépression psychotique ou résistante , La catatonie, une intolérance répéter aux médicaments, un état physique qui se détériore rapidement, pendant une grossesse ou à la demande du patient .
Ce traitement par stimulation est réalisé en appliquant des électrodes sur le crâne du patient aux endroits où se situent les zones  du cerveau touchées par la dépression. Il ne s’agit en aucun cas d’envoyer des décharges électriques, ce sont des petits flux électromagnétiques qui se propagent  par le biais des électrodes dans le cerveau et qui atténuent la sensation de mal-être et de dépression.

Ce traitement est assez coûteux et nécessite une prise en charge très stricte par des spécialistes mais  ce sacrifice est récompensé par l’efficacité à long terme  de cette technique .

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Intérêt de la stimulation du nerf vague dans les crises d’épilepsie

La stimulation du nerf vague : comment ça marche ?

Le nerf vague, qui se situe dans le cou, transmet des informations au cerveau. En implantant une sorte de générateur dans la paroi thoracique du malade, on espère que le nerf vague, stimulé par cet appareil, va transmettre au cerveau des influx électriques capables d’ordonner les ondes électriques dont le désordre provoque les crises d’épilepsie. L’implantation du stimulateur du nerf vague demande une intervention chirurgicale d’une heure ou deux, sous anesthésie générale. L’appareil, fonctionnant avec des piles, répond à la commande du médecin, qui calcule l’intensité et la durée des stimulations exercées sur le nerf vague. La durée moyenne des influx est en général de trente secondes toutes les cinq minutes, du moins au début. Le générateur fonctionne vingt-quatre sur vingt-quatre. S’il s’avère que l’effet attendu est insuffisant, le stimulateur peut être réglé, afin de mieux adapter le degré des impulsions électriques à la nature spécifique des crises épileptiques. Ce suivi régulier du patient permettra de planifier une nouvelle opération, nécessaire au changement de la pile du stimulateur. Par ailleurs, l’existence d’aimants spéciaux peut s’avérer utile : sentant l’approche d’une crise, le patient peut en effet les utiliser pour accroître les impulsions électriques, et ainsi retarder ou même supprimer l’épisode. L’intervention chirurgicale nécessitée par la pose de l’appareil nécessite un grand doigté, notamment au moment de l’isolement du nerf vague.

Une pratique qui s’adresse à tous les patients ?

Pour l’instant, cette thérapie n’est pas entièrement généralisée et elle se présente plutôt comme un recours quand les autres traitements, notamment médicamenteux, ont échoué. Aujourd’hui recommandée pour les patients de plus de 12 ans souffrant de crises partielles d’épilepsie, cette pratique pourrait, après des investigations plus poussées, s’étendre à d’autres catégories de malades. Les enfants pourraient, à terme, être soignés avec cette méthode. C’est le cas, en particulier, des enfants jouissant d’une bonne condition physique, mais pour lesquels une opération au cerveau ne peut être envisagée. D’autres types de crises, comme les épilepsies généralisées, pourraient aussi bénéficier de cette technique prometteuse. Il reste cependant que certaines personnes ne peuvent pas se faire implanter un tel stimulateur. Il s’agit notamment des personnes souffrant d’apnées du sommeil ou de troubles de la déglutition. Quant à celles qui souffrent de problèmes cardiaques ou respiratoires, elles ne pourraient bénéficier de ce traitement qu’avec un suivi médical très vigilant.

Un traitement à l’efficacité certaine

Les premières études réalisées sur l’efficacité de la stimulation de ce nerf dans le traitement de l’épilepsie semblent encourageantes. C’est notamment le cas pour les crises épileptiques réfractaires, qui ne parviennent pas à être soignées par des traitements classiques. Pour ce type de crises, qui affectent notamment les enfants, les résultats montrent que cette technique permet de réduire la fréquence et l’intensité des épisodes épileptiques. Les autres formes de crises, répondant mieux aux thérapies habituelles, sont cependant encore mieux soulagées, pour une part notable d’entre elles, par ce traitement. Il faut aussi noter que, pour certains patients, l’effet de cette thérapie est presque immédiat et le soulagement spectaculaire. Dans d’autres cas, les malades ont à se montrer plus patients mais, au bout de quelques semaines, l’amélioration se dessine nettement. Les observations menées ont également montré qu’à côté de la réduction significative des crises, qui demeure l’intérêt essentiel de cette thérapie, d’autres bienfaits annexes en découlent. En effet, les patients équipés d’un stimulateur constatent qu’ils jouissent d’une mémoire plus efficiente, d’une humeur améliorée et d’une meilleure capacité à communiquer. Le traitement semble d’autant plus prometteur que les quelques effets secondaires constatés, comme un enrouement possible, la survenue de certaines douleurs ou de menues difficultés respiratoires, semblent dans l’ensemble bien tolérés.

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